
Revenue à la vie!
A la suite des nombreux traitements nécessités par un cancer du sein, j'ai eu le, 2 décembre 2004, une forte fièvre accompagnée de boutons, de plaques rouges et de boursouflures qui ont envahi mon corps. J’avais l’impression qu’on me jetait dans le feu; je souffrais tellement que je ne voulais pas qu’on me touche. J’étais très affaiblie, mes jambes ne me portaient plus. Mais malgré ce mal, j’ai vu à deux reprises la silhouette d’un homme qui s’approchait de moi, me touchait le bras et me disait «Ne crains pas, je suis là» et je m’apaisais.
Le 3 décembre 2004, le médecin est venu à domicile et a décidé de me faire hospitaliser ne sachant plus quoi faire. A l’hôpital, après une série d’examens, on m’a annoncé une pneumonie et une allergie provoquée par la prise d’un médicament qui avait causé un empoisonnement. Mes plaquettes ainsi que les globules rouges et blancs avaient considérablement chuté. Les jours suivants je me suis affaiblie de plus en plus mais au fond de mon coeur j’ai continué à m’adresser au Seigneur, même si parfois c’était du bout des lèvres.
Le 6 décembre vers 2h du matin, la fièvre est montée à plus de 40°C, avec des convulsions. L’infirmière de garde a quitté ma chambre en claquant la porte, en me disant qu’elle ne voulait plus me donner du paracétamol pour faire descendre la fièvre car 9 j’avais dépassé la dose autorisée. Je me suis sentie abandonnée et désespérée; j’ai dis au Seigneur : « Seigneur, je ne comprends plus rien, je ne sais pas ce que tu veux faire de moi, c’est la fin, cette femme ne veut pas me donner ce qu’il faut, je n’en peux plus, c’est de trop» et j’ai fermé les yeux, quasi-inconsciente, serrant les poings et me disant «c’est fini pour moi!».
Alors, j’ai vu un géant qui voulait m’écraser. J’ai dit au Seigneur «tu vois, qu’est ce que tu veux que je fasse avec un géant qui veut ma peau, je ne fais pas le poids!». J’ai entendu alors ces paroles: «prends courage, revêts-toi de l’armure et ordonne à ce géant «maladie» de partir au nom de Jésus et reste ferme devant lui.» Ce que j’ai fait; j’ai aussitôt repris des forces et une série de promesses sont sorties de ma bouche à voix haute et en cascade. Aujourd’hui, je me demande comment j’ai pu le faire! Vu que je n’avais plus de force dans mes membres, il ne me restait plus que la bouche ; même si on me l’avait scotchée, j’aurai continué «à débiter».
Tout de suite après, je suis rentrée dans un tunnel sous une lumière très forte, à toute vitesse. Je me suis alors rendue compte que je n’étais plus dans mon corps car je me suis retrouvée à hauteur du plafond voyant mon corps dans mon lit!
Au bout de ce tunnel, j’ai vu un trône avec quelqu’un assis dessus. Je me suis regardée et je me suis rendue compte que j’étais minuscule devant ce trône. En fait, je voyais le bas de la robe, les bras posés sur les accoudoirs, tellement j’étais petite «comme un grain de sable ». Je n’ai pas vu son visage, ni le haut du corps. Mais j’ai entendu des louanges autour de ce trône et puis un grand silence. Alors j’ai dit: «Me voici, je suis prête». Celui qui était sur le trône m’a dit « Mon enfant, ne crains pas, ce n’est pas encore ton heure mais regarde par là et vois ce que mon fils a fait pour toi.» Puis, je me suis retrouvée devant une croix, je me suis agenouillée, j’ai entouré la croix de mes bras et j’ai pleuré. La silhouette d’un homme (la même que celle que j’avais vue quand j’étais alitée chez moi) s’est approchée à ce moment-là de moi et m’a dit : « Relève-toi, ne crains pas, j’ai payé pour toi». C’était Jésus! Je me suis levée; j’ai eu peur car j’ai vu que Satan cherchait à m’atteindre mais Jésus lui a dit fermement: «tu ne passes pas!»; puis il s’est tourné vers moi et m’a dit: «ne crains pas, voici ton nouveau nom»; il a inscrit un nom sur mon front et m’a dit : « tu m’appartiens ». Il m’a revêtu d’une robe blanche avec une ceinture et m’a dit «donne-moi tes mains»; il m’a prit les deux mains et m’a entraînée dans une danse. J’étais envahie par une joie immense et je me suis dit: «qu’est-ce que tu te sens bien, tu n’as plus mal!» puis il s’est arrêté; alors j’ai posé ma tête sur lui et lui ai dit : «Seigneur, je t’aime!» Et il m’a dit: «ce n’est pas encore ton heure, j’ai mis de nombreuses années devant toi, regarde». J’ai vu alors mes proches en pleurs «Ta famille est fortement affligée, veille sur eux» a-t-il ajouté, puis il m’a plongé dans une sorte de baignoire et, se munissant d’un linge blanc, il m’a lavé entièrement; puis Il m’a dit «regarde ce que j’ai réservé pour ce lieu» et je me suis vue à l’Eglise Agape, suspendue au-dessus de l’estrade, le même linge blanc dans la main de Bruno qui se multipliait et qui était distribué dans toute l’Eglise et j’ai entendu «Dis-leur que je veux faire de ce lieu un lieu de guérison, des personnes viendront de toutes parts avec des maladies même incurables, que la médecine ne pourra pas guérir.» puis il m’a dit en mettant sa main dans la poitrine qui était touchée par les tumeurs «Tu es guérie maintenant, redescends dans ton corps». A ce moment précis, je me suis réveillée et j’ai regardé mes mains crispées. J’ai entendu: «ouvre tes mains, tu es guérie». A partir de ce moment là, la fièvre m’a quitté instantanément, les croûtes et les boutons sont partis au bout de 24h sur mon visage et au bout de 48h sur le reste du corps. Les plaquettes et les globules sont remontés rapidement.
Par contre, la fatigue et la faiblesse sont restées mais quand je dormais je me surprenais à ouvrir la bouche : c’était comme si quelqu’un me mettait des aliments dedans: je mangeais en dormant!
Après cette expérience, Jésus m’a libérée de la peur de mourir. Il est vraiment le Bon Berger qui appelle ses brebis par leur nom; je sais qu’il a été avec moi, même dans la détresse. Jamais il ne m’a abandonnée. Il a tout pouvoir, y compris celui de donner la vie et de la reprendre.
A toi toute la gloire Seigneur Jésus et MERCI POUR CE QUE TU ES!



